|
Vient de paraitre aux éditions Médicis, tirage limité, le calendrier d'art Tibétain (collection Joachim Baader Munich).
Historique : Le bouddhisme tibétain est introduit au Tibet vers le 7 eme siècle. Il s'imprègne d'éléments appartenant au culte Bön local. Au fil du temps, il se divise en quatre grandes écoles spirituelles. La plus récente, Gelugpa, est dirigée par le Dalaï-Lama, également chef temporel du pays jusqu'a l'invasion chinoise. Le DalaÏ-Lama est, depuis, éxilé en Inde, et le bouddhisme tibétain rayonne maintenant dans tous les pays occidentaux.
Le calendrier illustre les principaux thèmes du panthéon tibétain : Divinités, Mandalas et autres sujets ... Le bouddhisme tibétain a un vaste panthéon, où le Bouddha côtoie des divinités parfois venues du culte Bön ou de l'hindouisme. En plus des divinités, les tangkas représentent souvent des Maitres spirituels et des figures géométriques nommées Mandalas. Les tangkas ont un but plus spirituel qu'artistique. Ce sont avant tout des supports de méditation. Ils sont généralement éxécutés selon des critères symboliques trés précis qui laissent à l'artiste peu de place à l'originalité.
Les sources de l'iconographie : les tangkas. Technique et conception. Le support du tangka est un rectangle ou un carré en tissu, afin de pouvoir l'enrouler, d'où le nom "Tang-Ka" qui signifie "Ce qui s'enroule". C'est souvent le lin ou le jute qui est utilisé, plus rarement la soie qu'on réserve plutôt à l'encadrement de l'oeuvre. Un enduit, à base de colle et de craie, est appliqué, puis poncé afin d'obtenir une surface trés lisse. Le sujet est souvent imprimé ou calqué avant la pose des couleurs. Les pigments minéraux et végétaux d'autrefois sont de plus en plus remplacés par des matières modernes, comme la gouache. Le tangka est souvent symboliquement terminé par les yeux du personnage central. En tant qu'oeuvre religieuse, il est ensuite consacré par un Lama, qui appose parfois au dos une formule sacrée ou l'empreinte de ses mains.
Voir le calendrier ici
|